Resume:

Nous suivons vingt-quatre heures de la vie d’un être (DL) qui voyage de vie en vie; comme un tueur solitaire et froid allant de gage en gage. Il a, dans chacune de ces vies entrecroisées, une identité tout à fait distincte : parfois homme, parfois femme ; parfois encore jeune, parfois vieillard moribond; parfois misérable, parfois fortuné. Tour à tour meurtrier, mendiante, PDG, créature monstrueuse, travailleur, père de famille… On comprend que DL joue des rôles, plongeant en chacun tout entier — mais où sont les caméras, l’équipe de cinéma, le metteur en scène ? Il paraît terriblement seul, épuisé d’avoir à enchainer toutes ces vies qui ne sont pas sa vie, à tuer des ennemis qui ne sont pas ses ennemis, à embrasser des femmes et des enfants qui ne sont pas les siens. Mais parfois aussi, à l’inverse, on le devine meurtri d’avoir à quitter, sitôt sa scène terminée, d’autres êtres qu’il aurait aimé ne plus quitter. Où est sa maison, sa famille, son repos ?